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Eco-quartier I-Lodge Cognin

Eco-quartier I-Lodge Cognin

Etudes d’implantation / Faisabilité0 comments

 

LES I-LODGES DE MAUPAS

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la réflexion actuelle sur le logement, sur la volonté d’habiter « autrement », réflexion souvent concrétisée sous forme de « l’habitat intermédiaire ». Il répond évidemment aux exigences de développement durable et au concept d’habitat fonctionnel, confortable et économique :

  • Qui préserve un maximum de surfaces en espaces naturels,
  • Qui optimise les orientations réglementaires
  • Qui présente le maximum de confort
  • Qui offre les avantages de la maison individuelle (on sait que cette forme d’habitat demeure le rêve de beaucoup de Français) tout en réduisant ses inconvénients (gros budget, cherté du foncier, éloignement, entretien excessif, isolement…).

Une double orientation : mise en valeur des annexes au logement et des aménagements extérieurs

Travailler sur les annexes au logement constitue aujourd’hui  la seule marge de manœuvre et de créativité crédible qui nous reste pour améliorer le bien-habiter, pour pallier la démarche normative, la production répétitive des volumes et des surfaces et l’exiguïté réglementaire des espaces. En bref, ce travail sur les annexes permet de réaliser pour tous le « rêve » de la maison individuelle.
Les annexes sont les caves, les greniers, les celliers/salles de bains PMR/buanderies, les verrières, pergolas et vérandas, les ateliers, les abris, les box ou les garages, les porches, les préaux, les locaux communs à partager.
Travailler sur les extérieurs
Les espaces extérieurs sont les jardins, les placettes, les cheminements, les aires de jeux, etc .. autant d’espaces à s’approprier qui font partie du vocabulaire commun de la maison individuelle mais pas toujours de celui du logement ou de l’habitat collectif.
Ces lieux « non dits » trop souvent délaissés, évacués des programmes et perçus comme des extensions « inutiles et non rentables »,  difficiles à évaluer (commercialement parlant) sont totalement exclus de la problématique du logement collectif alors que paradoxalement ils s’avèrent « essentiels et caractéristiques » du confort dans la problématique de la maison individuelle.
Le traitement de ces annexes au logement et le traitement des espaces extérieurs sont incontestablement un axe majeur de la problématique de l’habitat intermédiaire.

Capacité du projet

Le projet couvre 3000 m2 de SHON pour une surface de terrain de 7510 m2.
(équivalent COS = 0,40).
Il comprend 40 logements avec jardin et terrasse–jardin  qui se répartissent en quatre îlots de 10 logements et 10 stationnements en sous-sol chacun : les I-LODGES.
Chaque I-Lodge présente deux façades au Sud  de manière à optimiser l’orientation et l’ensoleillement favorables à la certification BBC.
Le recul des constructions, les unes par rapport aux autres est assez important pour éviter l’effet de masque et profiter au mieux de la vue et de l’ensoleillement.
Les I-LODGES sont tous positionnés sur un niveau socle/sous-sol plus ou moins enterré qui contient les garages fermés et les caves.

L’aménagement extérieur

La circulation voiture et piétonne
Les quatre I-LODGES sont judicieusement disposés pour dessiner des espaces de convivialité : une place publique centrale agrémentée d’un kiosque, de bancs publics, d’un panneau d’affichage et de quelques arbres d’agrément. Une bande de terrain est réservée en limite de terrain pour réaliser un jardin partagé.
La plus grande partie de la circulation voiture est rejetée à l’extérieur de l’îlot, en périphérie de l’opération.
Tous les rez-de-jardin ou rez-de-chaussée sont accessibles aux personnes à mobilité réduite
Autour de chaque I-LODGE, les espaces verts et les jardins sont aménagés massivement de manière à compenser le milieu naturel et à retrouver la biodiversité.
Les pieds d’immeuble sont constitués de jardins privatifs sur une profondeur de 5 m. Ceux-ci sont délimités par une clôture en treillis métallique doublée d’une végétation grimpante persistante. Le reste du terrain accueille en partie amont un jardin partagé (la surface est à définir en fonction des besoins, mais la surface totale serait de 500 m2 ) et aux angles des constructions, un grand nombre d’espaces plantés en bosquets d’arbres de haute et moyenne futaie.
La biodiversité du milieu d’origine est parfaitement préservée.

Composition d’un I-LODGE

L’I-Lodge  s’inscrit dans la problématique économique de l’habitat intermédiaire accessible et économique. Pour cela, il est reproductif et évolutif et s’oriente vers la standardisation.

Chaque I-LODGE contient 2 T2, 6 T3 et 2 T4.
Chaque logement est en duplex.
Ces 10 logements sont disposés autour d’un patio central à air libre, carré et ouvert.
Six appartements sont disposés au rez-de-chaussée et quatre appartements sont disposés à l’étage. Les logements de l’étage  sont desservis par un escalier central métallique largement végétalisé.
Toutes les entrées des logements sont tournées vers le cœur d’îlot, les pièces à vivre avec leurs baies vitrées sont tournées vers l’extérieur.  Elles sont ouvertes majoritairement Sud, Sud Est ou Sud Ouest pour bénéficier au mieux de l’ensoleillement d’hiver.
Les 6 logements du rez-de-chaussée se répartissent en deux ailes parallèles et identiques. Ces ailes contiennent trois logements chacune. Distantes de 8 mètres l’une de l’autre, elles  libèrent ainsi, non seulement un espace à air libre planté pour le patio, mais aussi deux espaces libres et multifonctionnels, protégés et couverts par les logements de l’étage.
Ces espaces sont des espaces privatifs réservés à l’îlot.

Le patio est donc un « espace de respiration » offert à la vie et à la sociabilité des habitants de l’îlot. Il est destiné à des usages collectifs et partagés (entrée/porche commun, garage à vélo, séchoir et buanderie, chaufferie, abri à outils de jardin , atelier de bricolage et préau de jeux). Il vivra selon la volonté et au rythme de ses habitants.

La composition schématique du logement. Tous les logements sont des duplex, traversants, souples et évolutifs.

Sans mur de refends intérieur, chaque logement est un plateau libre qui peut évoluer au fil du temps et des usages de la famille. Enfin, la cuisine est ouverte directement sur le séjour /pièce de vie PMR pour créer un espace unitaire à composer. L’ensemble est complété d’un cellier/buanderie qui peut se transformer en salle de bains PMR.
Un escalier décoratif ou  de rangement permet l’accès aux chambres.
Tous les logements bénéficient d’un jardin ou d’une terrasse jardin dans le prolongement du séjour ou de la pièce à vivre et l’ajout d’une véranda (au rez-de-jardin ou en terrasse) est toujours possible.
À l’aplomb exact de l’emprise des logements, le sous-sol de 420 m2 contient 10 box à voitures, 10 caves (un box et une cave en fond de box pour chaque logement) et les locaux techniques.
L’accès piéton aux garages en sous-sol s’effectue par le patio central.
Rappel : la deuxième voiture et les voitures visiteurs sont parquées en surface à l’extérieur.

L’image architecturale

L’image architecturale est une image « territoriale ».
C’est-à-dire que l’image de la construction est suffisamment forte et identifiable pour qu’elle mette en valeur d’une part « le concept » du logement et de l’habitat intermédiaire, notamment les qualités évolutives et appropriatives, et d’autre part les qualités du territoire, et de l’environnement d’implantation.
Pour cela le bâtiment s’identifie en tant que tel et ne cherche pas à se confondre dans le paysage. Il se différencie des autres constructions. La différenciation externe lui confère une identité propre.

Choix des revêtements et des teintes de façades

Le volume général se décompose en quatre volumes (2 ailes et deux attiques) de teintes et de natures de revêtement différentes.
Les quatre teintes ont été choisies pour créer une homogénéité dans la diversité.  Elles évitent « l’ effet arlequin » et «  l’effet mode « et ont la capacité  à supporter l’appropriation et l’accumulation d’objets ultérieurs (stores, pergolas, clôtures végétales, abri divers, etc.)
Elles évoquent  des concepts d’habitat intermédiaire, d’éco-quartier et de développement durable tout en faisant référence à l’environnement (historique, physique, psychologique, etc)

L’ensemble, relié par des espaces paysagers riches et variés, constitue une unité cohérente parfaitement lisible et intégrée à l’environnement naturel et bâti.

Le suivi des exigences environnementales

L’objectif est de réaliser des bâtiments de performance énergétique type BBC (définie par le label Effinergie)