Aménagements extérieurs

Parc de la Communauté de Communes Lac d’Annecy

Parc de la Communauté de Communes Lac d’Annecy

 

REAMENAGEMENT DU PARC DE LA PROPRIETE CALLIES SUR LA RIVE OUEST DU LAC D’ANNECY.

Le projet de réhabilitation de la propriété de famille (acquise par le Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres) en bureaux administratifs pour la Communauté des Communes de la Rive Ouest du Lac d’Annecy est un projet qui soulève une problématique un peu nouvelle : comment l’architecture de rénovation d’un bâtiment et l’aménagement du parc qui l’entoure peuvent-ils aider à l’acceptation de cette nouvelle institution ?

Ma première démarche pour faire adhérer les élus à une exigence de qualité est de les réunir autour de valeurs communes.
La plus facile à exprimer est celle de « patrimoine naturel ». Ici, sur la rive Est du Lac d’Annecy, on est servi : c’est, non seulement la montagne, mais plus encore le lac, l’eau, la neige, les marais, le littoral.
La seconde valeur réunificatrice est celle de « patrimoine bâti ». Cela consiste à se plonger ensemble, élus et architecte, dans le bâtiment existant, évaluer ensemble son génie, ses potentialités volumétriques, son état de conservation, sa structure et concevoir un projet qui intègre les données du programme aux contraintes de l’existant.
Enfin, dernière étape, il convient de fixer et de se mettre d’accord sur le niveau qualitatif des prestations.
Si le cahier des charges s’exprime en m2 et surface, l’architecte lui, s’exprime en volumes, et il se doit aussi de donner un « sens » et une « âme » au bâtiment et au parc.

L’intention paysagère : faire allégeance au lieu

La spécificité du site (zone naturelle, agricole, marais et littoral) et le type d’occupation du bâtiment (bureaux administratifs avec une faible ouverture au public) sont en parfaite correspondance et permettent de concevoir un aménagement extérieur qui s’harmonise et porte une image cohérente du site et de l’usage qui s’y exerce.

J’ai pu marquer très fortement le génie du lieu et optimiser ses caractéristiques physiques et esthétiques.
L’entrée principale de la propriété est inversée. L’entrée principale qui à l’origine était au Nord, orientée vers la ferme et les dépendances, est déplacée sur la façade Sud, face à la vue panoramique et dégagée des montagnes. Le portail d’entrée est conservé et mis en valeur. L’image du bâtiment s’en trouve inversée et renforcée. La voie d’accès est étroite et droite. Elle mène directement aux bureaux sans partager le parc. Ce tracé direct réduit l’impact du minéral sur la propriété et les bordures traditionnelles de caniveaux sont remplacées par de simples drains en cailloux concassés plus naturels.

Pour valoriser l’intégration de la construction dans son écrin naturel, j’ai éloigné le stationnement de la construction et je l’ai regroupé soit à l’entrée de la propriété pour les voitures du public, soit à l’arrière du bâtiment pour celles du personnel. Enfin un parvis devant l’entrée principale et une requalification du parc (suppression des bosquets et arbres de basse futaie) permettent une meilleure accroche paysagère dans le site
La construction, proprement dite, est mise en situation par une ceinture de végétation graminée, plantée au milieu de galets, qui rappelle la végétation des marais. Les cheminements rappellent les pontons et les embarcadères du lac ; ils sont en planches de bois posées sur des galets et balisés par des poteaux.

Le reste de la propriété est laissé naturellement à usage agricole. La prairie, le long de la piste cyclable a une double vocation : plaine de sculptures et pâturage ; l’aire de stationnement est doublé d’un verger abondamment planté d’arbres fruitiers rustiques.

Le choix du site et les aménagements très naturels du parc tendent à conforter l’image et les objectifs prioritaires de la communauté de communes et de la protection du littoral : préservation et mise en valeur de l’environnement. La cohérence entre les objectifs et le lieu est parfaite. L’image de la communauté de communes est valorisée.

J’ai souhaité que la décoration intérieure s’inspire et réinterprète chaque élément du patrimoine naturel commun aux sept communes. On trouve à chaque niveau du bâtiment des clins d’œil à l’eau, au littoral, à la flore des marais, à la neige, à la glace.
L’eau c’est la pureté, la transparence, la teinte changeante, les scintillements des reflets du soleil à la surface de l’eau, l’effet miroir. C’est aussi le littoral, les marais, la liaison entre l’eau et la terre au même titre que le ponton en bois du lac. C’est l’existence d’une flore, les roseaux et sa faune caractéristique
C’est aussi la neige, les marques de pas, les courbes adoucies, le vol léger et aléatoire des flocons, la structure géométrique imperceptible ou encore la glace, sa fragilité et sa transparence, son effet prisme de lumière.

Enfin, si le tronc du sequoia a été préservé, c’est pour offrir à un sculpteur une occasion de s’exprimer tout en questionnant à nouveau les lieux, ou encore pour favoriser un projet de land art permettant de renouveler le regard sur le paysage. Le choix de financer une œuvre ne m’appartient malheureusement pas…, mais l’avenir se construit aussi avec une part de rêve……

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Aménagement de la Place Bourg d’Oisans

Aménagement de la Place Bourg d’Oisans

 

 

Collaboration avec Jean-Claude Dubois architecte paysagiste d.p.l.g.

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