Maîtrise d’oeuvre privée

Quatre logements groupés Annecy-le-Vieux

Quatre logements groupés Annecy-le-Vieux

EXPRESSION ARCHITECTURALE DE LA CONVI-INTIMITE 

Espaces de convivialité + intimité de chacun des 4 logements.  Le projet consiste à réaliser 4 logements groupés se superposant strictement deux à deux. Ils ne disposent pas de circulation commune bâtie et sont donc considérés comme des maisons individuelles. A ces quatre logements de type T4, sont associés 4 garages couverts et fermés, 4 places de stationnement en surface et quatre places visiteurs.

La modernité du projet et la spécificité du parti architectural retenus se matérialisent en partie amont, au niveau de l’accès principal et plus particulièrement par :

- l’articulation originale des usages et des cheminements entre l’entrée commune, les accès aux logements, les garages, les jardins et les salons orientés au Sud

-  les jardinets niveau du rez-de-chaussée sont situés entre les garages et les salons

-  le mode de liaison des volumes (garage, jardin, séjour pergolas, escalier central)

- la complémentarité et l’association volumétrique (toit terrasse, pergolas et toit à deux pans)

Les matériaux et les teintes utilisés restent sobres et classiques.

L’accès se fait par le haut du terrain ; seule la partie haute du terrain est occupée par les garages, le stationnement, l’aire de manœuvre, et les logements ; la partie basse, sans accès est laissée en état, en herbe et sert de jardin aux deux logements en partie basse. Le projet a une emprise minimale et la construction épouse la pente générale du terrain sans aucune modification importante du terrain. La construction se présente comme un ensemble compact mais aéré. Les logements sont superposés deux à eux pour épouser la pente et réduire l’impact paysager. Ils constituent un seul volume composé de deux ailes réunies par un élément de liaison et un escalier extérieur.

Les logements en rez-de-chaussée sont prolongés par une pergola et un garage couvert. Les garages couverts sont ainsi reliés et intégrés à la construction pour former un seul et même ensemble visuel. L’entrée générale est abritée et signalée aussi par une pergola.

En partie haute, en rez-de-chaussée, la hauteur de la construction est d’un seul niveau, par contre en rez-de-jardin, la hauteur est de deux niveaux. L’ensemble reste donc parfaitement intégré à l’environnement construit voisin. La construction est couverte par une même toiture à double pan, de pente à 50%.  Seuls les annexes et garages sont couverts par un toit terrasse qui donne à l’ensemble une esthétique plus contemporaine. Les façades sont percées d’ouvertures de dimensions traditionnelles et le quart environ des façades est recouvert d’un bardage en bois naturel.

L’impact paysager de la construction étant minimum, aucun artifice paysager n’est nécessaire à son intégration. Les clôtures existantes restent en état  et aucun élément paysager type arbres de haute tige n’est nécessaire.  Pour optimiser au maximum l’espace, les espaces libres sont soit laissés naturels (herbe en partie basse), soit traités en jardin en partie haute, soit traités en aire de stationnement ou de manoeuvre revêtue d’enrobé à proximité de l’accès au logements et aux garages.

 

 

 

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Logements sociaux Saint-Jorioz

Logements sociaux Saint-Jorioz

 

2003 ARPEGE : OPÉRATION D’HABITAT SOCIAL À SAINT-JORIOZ

L’opération ARPEGE est une réalisation Habitat social
SA Mont Blanc.

Que n’a t-on pas dit sur les HLM ?
Depuis un demi-siècle, les théories et les projets les plus divers ont été élaborés pour améliorer l’habitat social.  Les architectes ont tous un avis sur la manière d’améliorer les prestations dans l’habitat social. Les uns travaillent sur le fond, les autres sur la forme. Quoiqu’il en soit, il faut bien admettre que la plus grande production d’habitat social répond à la stricte réalité du rapport économique entre la surface construite et la surface habitable ou utile. Il faut admettre que le programme a été laminé et passé à la dure réalité du plus petit dénominateur commun : l’usager ! Ce personnage sans âge, sans sexe et sans culture mais qui se satisfait des besoins primaires de dormir, de manger, de se reproduire, et de travailler. Satisfaire au plus grand nombre ou plutôt ne pas déplaire au plus grand nombre !

Nous avons ici, à Saint Jorioz,  comme partout ailleurs, un programme d’une grande pauvreté exprimé en  type de logements, de surface, et d’ensoleillement et qui de plus est cadré par une réglementation très stricte et très fouillée ; en particulier,  le nombre de pans ( 2 pans minimum), l’inclinaison des pentes de la toiture ( 60 %) et le matériau ( tuiles brunes)  sont  déterminés, les balcons et autres éléments en saillie doivent être couverts par l’avant toit, etc… .Les articles du PLU  qui ont pour mérite d’éviter le pire en matière d’architecture n’ont à l’inverse  certainement pas permis à l’architecture de donner  le meilleur.

La sociologie de l’habitat social a donc créé ces «  bois flottés » qui, balotés au gré des vagues ont perdu de leurs aspérités et ne présentent qu’une forme plus ou moins suggestive. Avec un peu de chance, la stricte formalisation du programme peut donner une forme architecturale intéressante mais le plus souvent le laminage sociologique de l’histoire associé au caractère réglementaire des documents d’urbanisme ne produisent qu’une forme sans caractère.  Constat accepté par tous, et chacun s’accorde alors à confier à l’architecte le soin d’embellir la façade :  «  L’architecte façadier « .

Et comment alors habiller la boîte ?

Nous avons tous été séduit par la force évocatrice d’un bois flotté. Elle permet d’éveiller une force créatrice naturelle exceptionnelle. On peut aborder l’architecture de l’habitat social de la même façon. Le programme définit une forme simple, souvent pauvre mais à force d’imagination elle devient toujours suggestive.
Une première piste est possible ; essayer de voir si la forme épurée est satisfaisante si oui je travaille dans ce sens  si non je suis une seconde piste : construire alors une histoire qui s’inspire du contexte, de l’environnement, du génie du lieu.

C’est cette deuxième piste qui a été suivie pour Arpège. J’aime les futurs occupants et je fais preuve de générosité. Je donne à l’usager la fierté d’habiter dans cette région, dans cette ville, dans son logement en satisfaisant à son désir inconscient de bien vivre, de bien habiter :

Ce désir prend plusieurs formes et plusieurs aspects.
Tout d’abord je fais l’inventaire de toutes les constructions locales à usage d’habitation les plus remarquables que j’aimerais habiter, puis j’en fais  l’analyse et je distingue les éléments architecturaux les plus signifiants qui peuvent enrichir le projet sans trop le charger financièrement. ( cf cahier de photos ).

Ensuite, je recherche les éléments naturels que je peux associer au projet. Ici, j’accroche  la nature. C’est le matériau naturel le plus noble et facilement accessible et de plus c’est un matériaux durable ; puis j’y ajoute la qualité de la matière, son aspect de surface et sa couleur ( car pour moi, matière, aspect et couleur font parti des éléments naturels).

Les chevrons des avant-toits sont apparents, les balcons sont larges et profonds et sont agrémentés de jardinières plantées, les matériaux sont généreux ( claustras, garde-corps et fils tendus sont en inox), le bardage décoratif, en faible proportion, en cuivre vert oxydé est au couleur du lac et couronne le dernier niveau, les teintes des jardinières sont de couleurs pastel.

Enfin, je cultive la différence et l’émulation qui naît de cette différence.
Tous les balcons sont différents par leur superficie, leur profondeur et leur traitement architectural. La différence évite le systématique, la répétition qui sont synonymes de pauvreté, de paresse et de stagnation. L’émulation c’est la juxtaposition des différences, la confrontation des objets et des situations. C’est un réveil de la créativité assez éloignée des  images extraites des revues abondamment illustrées de nos abonnements professionnels.

La «  boîte «  ainsi décorée est ensuite mise en situation dans son contexte urbain pour participer à l’animation du cœur du village.
La propriété est ouverte et un cheminement piéton paysager est créé  le long de la façade. Il relie les deux écoles.
La construction est légèrement en recul pour libérer un large trottoir comme espace public et les jardins de devant sont protégés par une clôture de type urbain, constituée d’un mur bahut et d’une grille ajourée accompagnée d’une haie. La végétation existante est en partie conservée. La végétation supprimée est remplacée par des arbres d’alignement en bordure de voie. Enfin, le stationnement n’est pas isolé, il participe à l’animation de l’espace public.

Chaque architecte cherche à se distinguer et à se faire reconnaitre pour avoir d’autres commandes.  C’est  l’essence même de son travail et de son enseignement artistique. Chaque architecte puise dans son catalogue d’images l’image originale qui fera la différence. Malheureusement,. Par exemple, combien de formes et de matériaux élaborés pour  réalisations  complexes et onéreuse peuvent très bien servir de base architecturale pour un programme pauvre d’habitat social. Puis ensuite , le projet économiquement trop lourd est  déshabillé jusqu’à sa plus plate nudité et bientôt nullité.

Si le programme est appauvri, reste à l’architecte de l’enrichir

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Maison double Leschaux

Maison double Leschaux

 

MAISON DOUBLE FAMILIALE

Il s’agit d’un projet de maison en volume unique pour des parents et leur fille. C’est un programme d’actualité qui traduit une tendance nouvelle au regroupement et notamment au regroupement familial et demande de réinterpréter, d’une manière contemporaine, les traditions ancestrales des regroupements familiaux : grands-parents, enfants et petits enfants.

S’inspirant du mode d’implantation dans la pente des fermes traditionnelles, on a proposé une maison double accolée par les pignons orientés face à la pente, perpendiculairement aux courbes de niveau. L’épannelage caractéristique des pignons, prolongés de grands avant-toits caractéristiques de la région, présente en fait une unicité d’aspect ; cela permet de réinterprèter aussi l’effet de « grand toit couvrant » typique de l’architecture de montagne.

On n’a pas voulu de séparation formelle ni visuelle entre les deux constructions.
L’intimité de chaque famille est néanmoins assurée. Chacune vit  bien isolément l’une de l’autre, chacune dispose d’un terrain indépendant.
Certains équipements (accès, garage, assainissement, etc.) sont communs pour minimiser les coûts de construction tandis que d’autres sont séparés et indépendants pour faciliter leur utilisation au quotidien ou lors d’une revente éventuelle.

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Village de Vacances avec piscine Grasse

Village de Vacances avec piscine Grasse

 

VILLAGE DE VACANCES « LES CEDRES » A GRASSE

La propriété des Cèdres est un site remarquable doté de particularités paysagères à la fois très contraignantes et très stimulantes pour un concepteur.

La sensibilité du promeneur est tout d’abord marquée par la forte déclivité, la présence de la villa, et la végétation généreuse. Sa promenade s’oriente ensuite naturellement suivant les axes paysagers majeurs que constituent l’allée des Palmiers, l’allée des Cyprès et l’escalier de pierre.

Ensuite son attention se porte sur les points de vue qu’offrent la ville de GRASSE à l’ouest et la plaine grassoise au sud pour enfin se prendre à rêver, à l’ombre d’un olivier sur la Méditerranée qui se distingue au loin.
De telles caractéristiques m’ont conduit à imaginer un long bâtiment en crête de la propriété, rempart respectueux du site et protecteur de la villa existante et des activités sportives et de plein air regroupées en aval dans le prolongement du tennis existant.

La hauteur du bâtiment (de 7 à 10 m) a été directement définie par les règlements d’urbanisme.

Pour distribuer équitablement les 130 chambres un bâtiment de 160m de long et de 15m de large en moyenne a été projeté. Il serpente parallèlement aux courbes de niveau d’une extrémité à l’autre de la propriété; la position centrale étant naturellement réservée aux services collectifs de restauration, d’accueil et d’animation.

Les axes paysagers dessinant des séquences dans ce bâtiment sont de ce fait non seulement préservés mais encore plus encore mis en valeur. Seule la dynamique verticale des cyprès, caractéristique des pays méditerranéens, s’autorise à déranger la tranquillité de ce bâtiment linéaire lézardant au crêt de la propriété.

La façade Nord, peu visible de l’accès par l’avenue Saint-Exupéry compte- tenu de la déclivité, est conçue comme une limite entre l’urbain et le végétal, entre le monde quotidien et le monde des vacances que le porche d’entrée, en position centrale invite à franchir.

La façade Sud par contre est conçue comme un belvédère ; elle est constituée d’une somme de balcons permettant à chaque famille de garder à la fois son intimité mais aussi de bénéficier du spectacle offert par les activités sportives et de plein air et par le panorama de la plaine grassoise.

L’ensemble architectural tend à s’harmoniser à l’esthétique locale: les matériaux de couverture, la pente de la toiture etc… se veulent non agressifs, sans aucune originalité délocalisée. Une petite  touche d’exotisme, cerise sur le gâteau,  est apportée par la teinte indigo « bleu Majorelle » des balcons et des façades.

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Piscine couverte/sauna/hamam Samoëns

Piscine couverte/sauna/hamam Samoëns

 

Une croisière aux Caraïbes !

Cette présentation concerne la réalisation d’une piscine couverte (238 m2 de Plan d’eau et 375 m2 de plages) pour le Village de Vacances  » Les Becchi « .
Le bâtiment d’origine date de 1979.

Le volume créé respecte les caractéristiques des constructions existantes: volume compact, large toit couvrant, débord de toiture important (1,20 m), pente de toit relativement faible 35 %, bacs acier de couleur ardoise comme matériaux de couverture, enduit grésé en façade
Deux gros piliers en pierres apparentes, en devant des larges baies vitrées sont réalisés pour répondre à l’esthétique de l’architecture de montagne et parfaire ainsi l’intégration dans le site.

Jean-Yves, un ami,  me propose un jour de réaliser un petit centre de remise en forme en extension de son village de vacances pour améliorer le confort des résidents , diversifier les activités, et mieux répartir le taux de fréquentation sur l’année. Son souhait en termes quantitatifs est clair; il sait ce qu’il veut comme superficie et locaux mais il ne sait pas vraiment ce qu’il ne veut pas en termes d’ambiance; il ne veut pas d’une piscine ludique, bruyante, sportive, hygiéniste…
On se donne quelques mois pour réfléchir ensemble sur un nouveau concept de piscine plus soft, plus dépaysant.  On visite des établissements de ce type, on  invite des amis à nous accompagner, on discute et on compare nos expériences. On cherche à exprimer nos réflexions en termes émotionels et esthétiques.
Enfin on se met d’accord sur l’axe du concept : une piscine qui crée la surprise et qui détend rien qu’en la regardant.
Ce directeur a assez d’humilité et d’intelligence pour ne pas formuler en termes d’architecture ce qu’il ressent car il ne connaît pas bien le vocabulaire de l’architecture. Il me laisse la liberté de faire ce que je veux et me fait entièrement confiance.
Peu à peu une vision globale prend forme dans mon esprit et sur la planche à dessin, accompagnée immédiatement d’une multitude de détails.

C’est une croisière aux Caraïbes que l’on va proposer avec visite de nuit de la grotte des boucaniers et de son trésor caché. Le délire est lancé …

Par une  nuit, étoilée, une anse d’eau, faiblement éclairée,  aux formes ondulante se dégage des rochers. Des sources jaillissent d’un peu partout en cascades au milieu des plantes exotiques et des bambous ; l’eau claire déborde en vaguelettes sur les plages de gravillons. L’eau est chaude mais pas profonde et le fond est clairement visible.

A bord, des cordage s’enroulent aux futs des mâts en bois d’acajou. Les cabines sont habillées de bois, les transats sont alignés sur le pont et attendent  patiemment les passagers. Le sauna et le hammam, éclairés par les hublots, occupent les cabines du pont supérieur.  Le bastingage est un simple filet en corde. La salle du restaurant du bâtiment d’origine est associée à ce délire. Elle surplombe le bassin et à travers les hublots on découvre le paysage du lagon.

Dans ce climat de montagne un peu extrême (-25 ° C en hiver et 35 ° C en été) il a fallu bien sûr imaginer des solutions techniques et économiques originales, principalement optimiser les surfaces. L’axe du faîtage et le bassin suivent la diagonale du plan carré. La longueur du bassin est maximale pour aménager deux couloirs de nage de 25 m et  les angles ainsi libérés offrent suffisamment de surface de plages pour recevoir les rochers, les transats et la végétation. La déclivité de la rampe pour les handicapés est optimisée dans la décoration ; elle crée du relief et dynamise l’espace tout en  abritant l’ensemble des locaux techniques.

La décoration de la piscine a aussi été imaginée du point de vue du baigneur.  Se plonger au centre du bassin aux formes souples et ondulantes procure des vues variées sur le paysage alentour. On se baigne en se baladant. On peut même voir un peu de neige à l’extérieur.

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